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Ce qui change pour votre mobilité en 2026

Publié le
Jan 5, 2026
Flore Depierre
Content Marketing Specialist

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2026, un tournant décisif pour la mobilité

Budget de mobilité, fiscalité, montants... Nous avons réuni les principaux changements en matière de mobilité pour vous permettre de démarrer l'année 2026 en toute confiance.

1. Budget mobilité

Le budget mobilité pour tous est la grande nouveauté de 2026, désormais obligatoire pour toutes les entreprises proposant une voiture dans leurs avantages salariaux. Les entreprises auront jusqu'au 1er janvier 2027 pour se mettre en conformité, et jusqu'au 1er janvier 2028 pour les petites entreprises de 15 à 50 salariés. Assurez-vous d'être prêt, consultez nos conseils ici.

Les limites budgétaires annuelles changent à compter du 1er janvier, le montant annuel minimum est désormais de 3 233€ et le maximum est de 17 244€. Cela signifie qu'un budget mobilité inférieur à 3 233€ doit être augmenté à ce montant, tandis qu'un budget supérieur à 17 244€ doit être abaissé à ce montant. En outre, un coût total de possession (TCO) supérieur à l'ancien maximum de 16 875€ peut éventuellement être augmenté en 2025 pour atteindre le nouveau montant maximum de 17 244€.

Enfin, assurez-vous qu'aucun de vos employés ne dispose d'un budget mobilité supérieur à 1/5 de son salaire brut total au 1er janvier.

2026 est également l'année où les voitures à moteur à combustion ne sont plus autorisées dans le pilier 1 (sous certaines conditions) et dans le pilier 2 en tant que voiture de location ou partagée. Toutes les voitures utilisées doivent désormais être exemptées d'émissions.

2. Fiscalité et voitures de société

Déductibilité fiscale en 2026 :

  • Véhicules électriques et à émission zéro : toujours déductibles fiscalement à 100 % en 2026 pour les voitures achetées/louées avant le 1er janvier 2027.
  • Véhicules à émission non nulle : à compter du 1er janvier 2026, les voitures émettant des émissions de CO₂ (y compris les voitures à combustibles fossiles et de nombreux hybrides rechargeables) commandées en 2026 ne bénéficient d'aucun droit à déduction fiscale.
  • Véhicules hybrides : les véhicules hybrides rechargeables commandés après le 1er janvier 2026 perdent en grande partie leur déductibilité (sauf cas transitoires), et les frais de carburant des véhicules hybrides deviennent totalement non déductibles. Les frais d'électricité pour la recharge restent déductibles au même titre que les voitures électriques.
  • Les voitures fossiles et hybrides commandées entre le 01/07/2023 et le 31/12/2025 continuent sur l'ancien barème de déductibilité transitoire:
    • 2025 (année d'imposition 2026) : 75 %
    • 2026 (année d'imposition 2027) : 50 %
    • 2027 : 25 %
    • 2028 : 0 %

Contribution de solidarité en matière de CO₂ en 2026 :

  • Véhicules électriques et à émission zéro : contribution minimale de 42,34€ par mois en raison de leurs émissions nulles.
  • Véhicules à émissions non nulles : la contribution augmente de manière significative en fonction des émissions de CO₂ et du type de carburant. Le facteur de solidarité passe de 2,75 à 4,00, creusant encore l'écart avec les véhicules zéro émission.

BIK en 2026 :

  • À compter du 1er janvier 2026, de nouveaux taux d'avantages en nature (BIK) s'appliqueront, notamment l'introduction d'une catégorie A1 pour les véhicules zéro émission.
  • Le BIK pour les « faux hybrides » est calculé non pas sur la base des émissions de CO2 du véhicule concerné mais sur la base de l'émission d'un »véhicule correspondant équipé d'un moteur utilisant exclusivement le même carburant. » S'il n'existe aucun véhicule correspondant, la valeur des émissions de CO2 du « faux hybride » doit alors être multipliée par 2,5.

La Commission européenne conclut que les émissions déclarées des véhicules hybrides rechargeables ne reflètent pas leur utilisation réelle. Des véhicules hybrides rechargeables émettant souvent jusqu'à 3,5 fois plus de CO₂ que ce qui est déclaré. La Commission européenne s'oppose à de nouvelles règles pour la déclaration des émissions de CO₂ des véhicules hybrides rechargeables via la norme Euro 6e-bis. Cela augmente la valeur des émissions de CO2 des voitures hybrides rechargeables et augmente ainsi les coûts pour les employeurs et les employés. Cela est dû à l'augmentation des BIK, aux contributions au CO₂ et à la réduction de la déductibilité fiscale. Cela entraîne un risque futur lors du choix d'un hybride rechargeable, car il devient nettement plus cher et moins attrayant.

3. Taxes sur les véhicules

Il n'existe toujours pas de taxe nationale uniforme définitive sur les voitures électriques en Flandre (ou au niveau national), mais des projets sont en cours de discussion. Si la taxe est adopté, elle pourrait être basée sur la puissance/le poids/le prix, bien qu'aucune règle finale n'ait été confirmée pour 2026. Une incertitude qui perdure depuis 2025.

En Flandre, à Bruxelles et en Wallonie :

  • Les véhicules électriques restent exemptés ou bénéficient de réductions importantes des taxes routières et d'immatriculation.
  • Certaines discussions au niveau régional se poursuivent concernant l'introduction d'une nouvelle taxation des véhicules électriques en 2026, mais il n'existe pas encore de formule finalisée.

4. Remboursement de la recharge à domicile

La circulaire 2024/C/77 précise le traitement fiscal des frais d'électricité remboursés pour recharger une voiture de société à domicile. Les employeurs peuvent choisir de rembourser les coûts sur la base des coûts d'électricité réels ou via un tarif fixe par kWh fixé trimestriellement par la CREG. Pour le premier trimestre 2026, les taux sont les suivants :

  • Région flamande : 31,32 centimes d'euros/kWh
  • Région bruxelloise : 34,26 centimes d'euros/kWh
  • Région wallonne : 35,23 centimes d'euros/kWh

L'employeur peut également décider de ne verser que le taux le plus bas de la CREG à tous les employés de l'entreprise à des fins de simplification. Les remboursements supérieurs aux taux ci-dessus ne sont pas autorisés. Aucun BIK supplémentaire ne sera facturé si le remboursement suit les règles ci-dessus.

5. Bornes de recharge au bureau

En 2025, la Belgique a introduit l'obligation de mettre en place des bornes de recharge dans les bâtiments non résidentiels existants. L'obligation dépend de la région dans laquelle l'entreprise exerce ses activités. Les règles suivantes s'appliquent toujours :

Flandre :

  • Parking de bureaux existant (plus de 20 places) : au moins 2 bornes de recharge.
  • Nouveau parking de bureaux (plus de 10 places) : au moins 2 stations et infrastructures pour une place de stationnement sur 4.
  • Exception : aucune installation n'est requise si les coûts dépassent 7 % des coûts de rénovation ; des coûts inférieurs à 7 % doivent être mis en œuvre.

Wallonie :

  • Parking de bureaux (plus de 10 places) : au moins 1 borne de recharge et infrastructure pour 5 places de stationnement
  • Exception : même règle de 7 % des coûts qu'en Flandre, et lorsque l'entreprise est une PME

Bruxelles :

  • Parking de bureaux (plus de 10 places) : au moins 10 % des places doivent être équipées de bornes de recharge, avec un minimum de 2 bornes.

6. Transport en commun

De nouveaux trains seront mis en service en soirée, certaines liaisons IC seront renforcées le week-end et un réseau suburbain sera étendu autour de Bruxelles, Anvers, Gand et Charleroi. Le service ferroviaire augmentera ainsi de 2 % en 2026, soit une augmentation totale de 5 % par rapport à 2023.

Des ajustements sont également prévus au cours de la semaine autour de Bruxelles, avec un train S4 entre Alost et Bruxelles-Luxembourg toutes les 30 minutes. Il en va de même pour la S7 entre Hal et Vilvorde et la S3 entre Terleeuw et Grammont.

7. Indémnités kilométriques

Le maximum trimestriel pour le remboursement des kilomètres professionnels parcourus en voiture privée est 0,4326€ par km pour le premier trimestre 2026. Comme toujours, les employeurs doivent vérifier si leur commission paritaire sectorielle applique le système d'indexation trimestrielle ou annuelle.
Dans le cadre de l'indexation annuelle, le remboursement maximal non imposable s'élève à 0,4409€ par km pour la période allant du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026. Une fois qu'un système est choisi, il doit être appliqué de façon consitante.

L'indemnité vélo reste particulièrement attractive. Son maximum non-imposable est de 0,36€ par km, avec un plafond annuel de 3 610€. Toute indemnité vélo dépassant ces limites est soumise aux cotisations de sécurité sociale et à la fiscalité.
En outre, l'indemnité vélo sous la CAO 164 reste indexée à 0,29€ par km, applicable à partir de 1er janvier 2026, avec un maximum de 40 km par jour et pareil plafond annuel de 3 610€.

Le forfait d'indemnité pour les trajets domicile-travail ou les déplacements professionnels en utilisant son propre moyen de transport (en scooter, à pied ou en voiture privée, par exemple) reste jusqu'à 500€ par an en franchise d'impôts, sous réserve des conditions fiscales et sectorielles applicables.